LA FUGUE.

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I. Ses origines et son évolution.

  • La fugue apparait vers le mileu du XVIIème siècle. Son origine est le fameux ricercare (de l'italien; rechercher); composition improvisée par les luthistes de la renaissance à partir d'une mélodie choisie, cette forme devient de plus en plus polthonique.
  • 3 grands précurseurs sont à retenir: (3 organistes) SWEELINCK (néerlandais 1562-1621), TITELOOZE (français 1563-1633) et FRESCOBALDI (italien 1583-1643). Certains compositeurs intercalent un épisode de stle fugué dans l'un des mouvements du Concerto Grosso (ex: Corelli 1653-1710).
  • Mais l'expression la plus élaborée de la fugue se trouve chez BACH avec son art de la fugue; le clavier bien Tempéré, l'offrande musicale ...
  • Au XVIIIème siècle, Haydn, Mozart, Beethoven, utilisent ce procédé d'écriture mais la fugue tend à devenir un exercice d'école.
  • Au XIXème siècle retenons; LISZT (1811-1886) Prélude et fugue sur le nom de Bach, César FRANCK (1822-1890) Prélude, choral et fugue pour piano ...
  • Au XXème siècle; BARTOK (1881-1945); RAVEL (1875-1937); SCHOËNBERG (1874-1951).

II. Sa forme.

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Composition à plusieurs voix représentant la forme la plus élaborée du contrepoint en imitations. Elle est génrée par un thème initial très profilé; le sujet. Celui-ci fournit la matière au développement de toute la pièce dont les imitations, soumises à moins de rigueur formelle que dans le canon, alternent avec des divertissements en contrepoint libre.
La fugue peut être vocale (choeurs dans les oratorios, cantates ...) ou instrumentales (orgue, clavecin). Elle existe à l'état de procédé autonome ou peut se trouver incluse dans d'autres formes (sonate, symphonie ...).
Très stricte dans son principe, la fugue offre cependant à l'immagination des compositeurs un large champ d'expression, à travers des solutions multiples.

a) L'exposition.

Elle énonce les entrées successives et alternées du sujet et de sa réponse dans le cadre de règles très précises. Prenons le cas d'une composition à 4 voix. Les entrées se présentent ainsi :

  1. Une 1ère voix propose l'idée (assez court et souvent sans accompagnement) : c'est le sujet ou "Dux" (= conducteur).
  2. Dans un registre assez proche (soit à la quinte supérieure soit à la quarte inférieure) une deuxième voix apelée réponse ou "comes" (= accompagnateur) lui fait écho. Simultanément, accomagnant la réponse, la présentation du sujet se poursuit à la première voix par une ligne de contrepoint : le contre-sujet.
  3. Le sujet fait l'objet d'une nouvelle présentation à une troisième voix en parallèle avec le prolongement de la réponse à la deuxième voix : la contre-réponse (c'est-à-dire un contre-sujet transposé à la quinte ou à la quarte).
  4. La quatrième voix offre une réponse au sujet et poursuit son évolution en parallèle avec la deuxième voix.

b) Le développement.

Il s'agit d'une suite de modulations destinées à faire entendre le sujet (+ contre-sujet) dans les 5 tonalités voisines. Les liaisons entre les diverses entrées de ces sujets sont assurées par des divertissements ou épisodes modulants (dans les tons voisins).
Parfois confondue avec le développement, son introduction est en général précédée par une pédale de dominante. Elle constitue la conclusion de l'oeuvre et réunit ses principaux éléments en une suite d'entrées canoniques "sujet-réponse" de plus en plus serrés (les strettes).
Tous les procédés contrapuntiques du renversement, de l'augmentation, de la diminution et de combinaisons de thèmes sont mis en oeuvre pour lui donner la plus grande intensité possible.